Clairette de Bellegarde Dop

I vini della denominazione Clairette de Bellegarde sono vini bianchi fermi, hanno un titolo alcolometrico volumico naturale minimo di 11%.

AOP – Appellation d'origine protégée
PDO – Protected Designation of Origin
Gard  Languedoc-Roussillon  FR FRANCE

Dop  Fr

Vino  Francia  Denominazione di origine protetta (DOP)  PDO-FR-A0160  Clairette de Bellegarde  Vino  Registrata  18/09/1973

Caractéristiques analytiques
Les vins de l'appellation "Clairette de Bellegarde" sont des vins tranquilles blancs.
Ils possèdent un titre alcoométrique volumique naturel minimum de 11%.
Les teneurs en acidité totale, acidité volatile et anhydride sulfureux total sont celles fixées par la réglementation communautaire.
Les vins présentent, après fermentation, une teneur en sucres fermentescibles(glucose + fructose) inférieure ou égale à 4 g/l

Caractéristiques organoleptiques
Les vins d’appellation d’origine contrôlée « Clairette de Bellegarde » sont issus exclusivement du cépage clairette B. Ces vins blancs tranquilles, secs, sont caractérisés par des arômes floraux intenses et des notes de miel ou de tilleul. 
Parfois une légère amertume se fait ressentir en fin de bouche.

Type de pratique œnologique: Pratique culturale
- Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4000 pieds à l’hectare. L’écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2,50 mètres ;
- Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’inter-rang et d’espacement entre les pieds sur un même rang.
- Les vignes sont taillées en taille courte (conduite en gobelet ou cordon de Royat simple ou double) ;
- Chaque pied porte un maximum de 6 coursons taillés à 2 yeux francs au maximum ;
- Pour les vignes âgées de plus de 20 ans (à compter de la 21ème feuille), chaque pied peut porter un maximum de 7 coursons à 2 yeux francs maximum.
- L’irrigation peut être autorisée.

Type de pratique œnologique: Pratique œnologique spécifique
Les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.

Rendement maximal:
Le rendement est fixé à 60 hectolitres par hectare.
Le rendement butoir est fixé à 68 hectolitres par hectare.

ZONE DÉLIMITÉE
La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire de la commune de Bellegarde, dans le département du Gard.

Informations détaillées sur la zone géographique:
Description des facteurs naturels contribuant au lien
Caractérisant le vignoble de la plus méridional de la Vallée du Rhône, la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Clairette de Bellegarde » s’inscrit au sud-est de la « costière » sur laquelle se fonde la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Costières de Nîmes ». Elle fait donc partie de ce plateau caillouteux couvert par le diluvium alpin, parfois ondulé, qui s’inscrit entre la Vistrenque (dépression de Nîmes suivie par le Vistre), au nord-ouest, les plaines du Gardon et du Rhône, à l’est, et la plaine de la Camargue, au sud.
Ce vignoble est situé aux portes de la Camargue, à mi-chemin entre Beaucaire et Saint-Gilles, à 17 kilomètres de Nîmes et 15 kilomètres d’Arles. Les raisins sont récoltés sur des parcelles soigneusement délimitées sur le territoire de la seule commune de Bellegarde dans le département du Gard.
A la fin de l’ère Tertiaire et au début du Quaternaire, le bassin rhodanien est parcouru par des rivières puissantes, charriant un volume considérable de matériaux que l’on retrouve sous forme de nappes de galets mêlés à une argile sableuse rouge. Ce niveau le plus élevé et donc le plus ancien forme l’essentiel de la « costière » et lui offre son « unicité » malgré sa dimension qui lui vaut le titre de plus vaste « terrasse villafranchienne » d’Europe.
Le sol est plus ou moins profond, très caillouteux, plus ou moins rouge selon la migration en profondeur de l’argile avec les eaux de ruissellement. Il présente une bonne réserve hydrique, mais sans excès, et se réchauffe rapidement. 
Les parcelles de vigne aptes à produire cette appellation d’origine contrôlée sont ainsi caractérisées par un sol fersiallitique caillouteux dans l’horizon supérieur et très argileux en profondeur. Il présente une bonne réserve hydrique et se réchauffe rapidement, grâce aux nombreux galets roulés présents en surface. Il est communément appelé « gress ».
Le climat méditerranéen, présente un fort ensoleillement annuel, avec une moyenne de 2700 heures, ainsi qu’une période de sub-sécheresse estivale. Ce climat est sous l’influence du Mistral (vent du Nord, froid, sec, souvent violent) soufflant de la Vallée du Rhône, mais bénéficie de brises marines fraîches en provenance de la Camargue toute proche et qui sont entraînées sur la « costière » par l’effet de convection lié à l’élévation de l’air surchauffée par le sol caillouteux.
L’effet tempérant de ces brises renforce l’amplitude thermique entre le jour et la nuit.
Cet environnement pauvre et aride est exigeant pour la vigne et rares sont les cépages qui s’y adaptent. Le cépage clairette B, par contre, y prospère.
Sur cette terrasse de Bellegarde, plateau aride situé à 60 mètres d’altitude, alternent vignes et vergers, et le paysage est coupé de haies de cyprès destinées à atténuer la violence du Mistral, vent du nord dominant.


Description des facteurs humains contribuant au lien
Environ 5 siècles avant notre ère, les Grecs implantent la vigne et l’art de la cultiver dans la région. Les Romains vont, quant à eux, en assurer le développement. La « Narbonnaise », province créée en 118 avant notre ère, et qui s’étend de Vienne, sur le Rhône, jusqu’aux Pyrénées, est à la base de l’extension de l’Empire romain en Gaule. Des amphores, alors produites près de Beaucaire, ont été retrouvées jusqu’en Italie, et témoignent du dynamisme du commerce des vins de la région à cette époque.
A partir du VIIIème siècle, les moines développent de vastes vignobles autour des abbayes. Les Bénédictins d’abord, sous l’impulsion de Benoît d’Aniane, et plus tard les Cisterciens, préservent les pratiques vigneronnes héritées de l’époque romaine. L’abbaye de Saint-Gilles, haut lieu religieux d’alors, a même le privilège de livrer ses vins aux papes installés à Avignon.
Les vins de « clairette » sont connus et appréciés depuis le XVème siècle. En 1774, un état de production en muids par communauté de la paroisse du diocèse de Nîmes cite la commune de Bellegarde pour l’importance de sa production. Vers le début du XIXème siècle, une enquête sur la situation agricole du département du Gard, indique que les vins issus du cépage clairette B se vendent les plus chers : de 90 à 120 francs le muids contre 50 francs le muids de qualité courante.
Après la seconde guerre mondiale sont jetées les bases d’une démarche de reconnaissance qualitative des vins de Bellegarde. Le Syndicat de Défense des Producteurs adhére, au sortir du conflit, à la Fédération méridionale des vins délimités de qualité supérieure et entame les travaux préparatoires en vue d’obtenir la reconnaissance en appellation d’origine contrôlée.
L’aire parcellaire délimitée est fixée par le tribunal de Nîmes, le 5 juillet 1944. Le 4 février 1949, l’Institut national de l’origine et de la qualité reconnaît la « Clairette de Bellegarde » parmi les appellations d’origine contrôlées (Décret du 28 juin 1949).
La production est issue d’un petit vignoble de 15 hectares dispersés sur la commune. Elle s’élève, en 2009, à 600 hectolitres répartis entre 6 caves particulières et une dizaine d’adhérents de la cave coopérative.

Informations détaillées sur le produit:
Les vins d’appellation d’origine contrôlée « Clairette de Bellegarde » sont issus exclusivement du cépage clairette B. Ces vins blancs tranquilles, secs, sont caractérisés par des arômes floraux intenses et des notes de miel ou de tilleul.
Parfois une légère amertume se fait ressentir en fin de bouche. Ils possèdent un titre alcoométrique volumique naturel minimum de 11%.

Lien causal:
Profitant d’une situation historique et géographique unique, transition entre les deux berceaux de la civilisation du vin que constituent le Languedoc et la Provence, limité par les cités chargées d’histoire et de culture de Nîmes, Beaucaire ou Saint-Gilles, ancré sur la « terrasse villafranchienne » qui en crée l’unité, le territoire de la « costière » offre tous les éléments ayant permis à la communauté de producteurs de mettre en avant l’originalité d’une production issue de savoir-faire traditionnels et attentifs à l’optimisation qualitative de ces vins blancs secs de « Clairette de Bellegarde ».
Les facteurs naturels, mis en valeur par cette production, possèdent des caractéristiques qui se retrouvent dans le potentiel de la vendange préservé par les vignerons.
Les parcelles précisément délimitées pour la récolte des raisins reposent sur la terrasse dont les sols sont constitués de cailloutis villafranchiens, localement appelés « Gress », mêlés à une matrice sableuse. Ces parcelles bénéficient de conditions optimales de drainage et d’un régime hydrique optimisé par la fréquente présence d’une couche argileuse, localement dénommée « Gapans », qui, en profondeur, va retenir l’eau, évitant alors à la plante tout blocage de maturité dans les périodes estivales sèches et chaudes.
La couche de galets, parfois plurimétrique, emmagasine la chaleur du jour pour la restituer durant la nuit. L’élévation de température diurne va ainsi créer un différentiel thermique qui renforce l’effet de convection et attire les brises marines en provenance de la Camargue.

Caractéristique du climat de la zone géographique, l’amplitude thermique, ainsi augmentée, préserve la fraîcheur et la complexité aromatique, tandis que le climat estival sec et chaud favorise une bonne maturité des baies. L’ensemble de ces facteurs naturels, associé à la fréquence du Mistral qui assure une concentration de la richesse en sucre des raisins et limite le  développement des maladies cryptogamiques, favorisent la pérennité de la production viticole au sein de la zone géographique.
Le cépage clairette B, cépage rustique à maturité tardive, s’avère particulièrement bien adapté à cet environnement. Plutôt résistant aux maladies, et notamment à l’oïdium, il bénéficie de plus de l’action du Mistral qui assèche l’air et permet de lutter naturellement contre le mildiou. Ce cépage demande un fort ensoleillement et des températures élevées pour atteindre la maturité optimale, conditions qu’il trouve bien évidemment dans l’environnement particulier de Bellegarde.
Ce cépage est donc particulièrement adapté aux conditions agropédologiques du sud du plateau de la Costière.
S’appuyant sur une aire parcellaire soigneusement délimitée, sur cet encépagement traditionnel unique, au sein d’une région qui, pour les autres productions viticoles, met plutôt en avant un savoir-faire d’assemblage, la communauté de producteurs préserve l’originalité de ce vin par le partage de savoir-faire collectifs permettant néanmoins l’expression des individualités.

Dérogation à la production dans la zone géographique délimitée
L’aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification et l’élaboration des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département du Gard : Beaucaire, Bouillargues, Fourques, Garons, JonquièresSaint-Vincent, Manduel, Saint-Gilles.

Variétés à raisins de cuve figurant dans la liste établie par l'OIV:
Clairette B

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