Bandol Dop

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I vini della denominazione Bandol sono vini fermi che si presentano nei vini rossi, rosati e bianchi.

AOP – Appellation d'origine protégée
PDO – Protected Designation of Origin
Var - Provence-Alpes-Côte d'Azur  -  FR FRANCE

Dop  Fr

Vino  Francia    Denominazione di origine protetta (DOP)    PDO-FR-A0485    Bandol    Vino    Registrata  18/09/1973

 

Caractéristiques analytiques
Les vins de l’appellation « Bandol» sont des vins tranquilles qui se déclinent en vins rouges, rosés ou blancs.
Les vins blancs et rosés présentent un titre alcoométrique volumique naturel minimum de 11.5 %. Les vins rouges présentent un titre alcoométrique volumique naturel minimum de 12 %.
Les vins rouges présentent, au stade du conditionnement, une teneur maximale en acide malique de 0,4 gramme par litre.
Les vins présentent, après fermentation, une teneur en sucres fermentescibles(glucose + fructose) inférieure ou égale à, suivantes :
Vins blancs et rosés 3 g/l
Vins rouges avec titre alcoométrique volumique naturel inférieur ou égal à 14 % 3 g/l
Vins rouges avec titre alcoométrique volumique naturel supérieur à 14 % 4 g/l
Les teneurs en acidité totale, acidité volatile et anhydride sulfureux sont celles fixées par la réglementation communautaire.


Caractéristiques organoleptiques
Les vins rouges sont des vins d’élevage, produits à faible rendement (40 hectolitres par hectare maximum) par des vignes âgées de plus de 7 ans, et qui commencent leur développement pendant 18 mois sous bois, le plus souvent en foudre. Le cépage mourvèdre N, qui doit être présent à 50 % minimum dans l’assemblage, leur donne leurs caractéristiques : ce sont des vins puissants, charpentés, tanniques et de longue conservation.
Les vins rosés sont vinifiés par pressée directe, courte macération ou saignée, ils présentent une robe pâle églantine. Le cépage mourvèdre N obligatoirement présent (minimum 20%, souvent 30% à 40%), confère à ces vins une structure spécifique, plus tannique que les autres vins rosés provençaux, nécessitant un temps d’épanouissement un peu plus long, mais permettant une conservation plus longue.
Les vins blancs, élaborés principalement à partir du cépage clairette B (50% minimum), présentent une robe jaune paille claire avec des arômes floraux. Production plus confidentielle que les deux précédentes elle contribue néanmoins à l’image et à l’équilibre de l’appellation d’origine contrôlée.

Pratique culturale
- Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 5000 pieds à l’hectare. L'écartement entre les rangs ne peut être supérieur à 2,50 mètres.
Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2 mètres carrés. Cette superficie est obtenue en multipliant les distances d’inter-rang et d’espacement entre les pieds.
- Toutefois, les vignes plantées sur des terrasses peuvent présenter un écartement maximum de 2,5 mètres entre la crête du talus et le premier rang de la terrasse supérieure, ainsi qu’entre le pied du talus ou du muret et le premier rang de la terrasse inférieure.
- Les vignes sont taillées en taille courte (gobelet ou cordon de Royat) avec un maximum de 8 yeux francs par pied. Chaque courson porte un maximum de 2 yeux francs.
- Les vignes âgées de plus de 30 ans, peuvent être taillées avec un maximum de 12 yeux francs par pied.
- La taille est effectuée avant le 1er mai.
c) - Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement. Les grappes de raisin sont transportées entières jusqu’au lieu de vinification.

Pratique œnologique spécifique
- Tout traitement thermique de la vendange faisant intervenir une température supérieure à 40°C est interdit ;
- L’utilisation de morceaux de bois est interdite ;
- Pour l’élaboration des vins rosés, l’utilisation des charbons à usage œnologique est autorisée pour les moûts et vins nouveaux encore en fermentation issus de presse dans la limite de 10 % du volume de vins rosés élaborés par le vinificateur concerné, pour la récolte considérée et à une dose maximale de 60 grammes par hectolitre ;
- Toute opération d’enrichissement est interdite.
Outre les dispositions ci-dessus, les vins doivent respecter, en matière de pratiques oenologiques, les obligations figurant au niveau communautaire et dans le code rural et de la pêche maritime.


Le rendement est fixé à 40 hectolitres par hectare.
Le rendement butoir est fixé à 40 hectolitres par hectare.

ZONE DÉLIMITÉE
La récolte des raisins, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département du Var : Bandol, Le Beausset, La Cadière-d’Azur, Le Castellet, Evenos, Ollioules, Sanary-sur-Mer, Saint-Cyr-sur-Mer.

Variétés à raisins de cuve figurant dans la liste établie par l'OIV:
Vermentino B
Bourboulenc B
Mourvedre N
Grenache N
Sauvignon B
Cinsaut N
Clairette B
Ugni Blanc B
Syrah N
Sémillon B
Marsanne B
Carignan N

Informations détaillées sur la zone géographique:
La zone géographique est délimitée sur huit communes du département du Var.
Elle s’inscrit au cœur d’un vaste amphithéâtre constitué par un ensemble de reliefs dus à l’érosion et aux phénomènes tectoniques ayant affecté les formations sédimentaires, carbonatées, récifales ainsi mises à la surface, amphithéâtre créant un paysage de coteaux, fermé au nord et ouvert sur la mer Méditerranée par le golfe de Bandol.
Cette topographie induit un climat méditerranéen particulier, protégé du Mistral, vent froid venu du nord et dominant en Provence, et crée des situations de coteaux et de piedmonts bénéficiant d’un ensoleillement moyen de 3000 heures et d’une pluviométrie annuelle de 650 millimètres. S’ajoute à ce contexte climatique déjà favorable, l’effet modérateur de l’ouverture sur la Méditerranée qui vient tempérer les ardeurs solaires estivales et maintenir une légère humidité nocturne créant ainsi des conditions de maturité des raisins optimales, notamment pour le cépage mourvèdre N, permettant aussi bien l’élaboration de vins rouges de longue garde  supportant l’élevage sous bois, que de vins rosés caractéristiques, mais aussi pour le cépage clairette B permettant l’élaboration de vins blancs fins et structurés.
Les sols les plus caractéristiques sont des sols peu épais, blanchâtres, pauvres en matière organique, parfois riches en éléments siliceux, toujours à forte pierrosité, bien drainés, assurant ainsi une circulation hydrique optimale.
Le paysage façonné notamment par la culture de la vigne et des oliviers résulte de la persévérance de générations d’agriculteurs qui ont su, au fil des siècles, optimiser l’occupation des coteaux et des piedmonts tout en préservant une couverture végétale protectrice sur les reliefs. Pour retenir le sol et épierrer les terrains, ils ont édifié d’innombrables murets de pierres sèches, créant ainsi les « restanques» caractéristiques de ce paysage.


Description des facteurs humains contribuant au lien
Au IVème siècle avant notre ère, les Phocéens débarquent sur les rivages protégés de ce qui deviendra leur colonie de « Terroeis », apportant dans leurs amphores la civilisation de la vigne et du vin. Sous l’Empire romain « Terroeis » devient « Torrentum » (entre les communes de Saint-Cyr et de Bandol). Nombre de propriétés viticoles d’aujourd’hui portent la trace des anciennes « villae » romaines riches de vestiges archéologiques (fours de cuisson pour amphores, pressoirs à vin,…) attestant d’une activité viticole organisée.
Dès lors de nombreux témoignages et écrits démontrent la persistance de la culture de la vigne et la notoriété des vins produits, depuis des ordonnances réglementant la circulation des raisins et des vins (1363) jusqu’à des dérogations aux restrictions de plantation accordées en considérant la nature des terrains et la qualité des vins produits (1731) en passant par une architecture et des désignations de lieux-dits (Le Vigneret, la Mourvèdriére,….).
Peut notamment être cité Tolozan qui associe paysage et culture de la vigne dans son traité d’Œnologie de la Basse Provence en 1827 : « La région des vins de Bandol commence au pied des montagnes de Cuges et se dirige droit au sud jusqu’à sa terminaison au Golfe de Bandol, sur une longueur d’environ douze kilomètres. Cette vallée est formée par un double rang de collines qui se ramifient à l’ouest et qui enferment la grande plaine de Saint-Cyr, dont le talus en pente douce vient aboutir sur la plage du golfe des Lecques. …Les coteaux et même les collines sont complantés en vignes. ». L’auteur ajoute, témoignant de l’unité du
secteur : « l’espèce de raisin qui domine partout et qui fait l’essence des vins de Bandol est le mourvèdre, raisin noir très foncé.. »
L’Histoire a retenu ces vins considérés comme des vins de garde, se bonifiant avec le temps, notamment celui des longues traversées maritimes. En effet, profitant de la baie abritée de Bandol, la circulation des vins produits au sein de la zone géographique se faisait notoirement par des bateaux qui restaient au large, en rade et qui embarquaient les tonneaux de vin marqués au fer rouge de la lettre « B ».
Dans la géographie de la Provence et du Comté Venaissin de la principauté d’Orange, du Comté de Nice, paru en 1787 (tome I, page 280), il est écrit :
« Le sol de Bandol est très sec et pierreux. La principale production du terroir est le vin rouge de la première qualité, la plus recherchée pour les Iles. Le port de Bandol serait le plus sûr et le plus commode de la Province.»
Port d’embarquement et débouché commercial des vins de Bandol, la ville ellemême était cité de tonneliers. Une délibération du Conseil Municipal daté de 1818 atteste que plus de 6000 hectolitres de vin ont transité par le port de Bandol à destination de l’Italie, du nord de l’Europe et de l’Amérique. A la fin de second Empire ce ne sont pas moins de 80.000 barriques annuelles qui étaient produites à Bandol pour le stockage et le transport de quelques 160.000 hectolitres !
Ainsi, au-delà des producteurs eux-mêmes, une communauté humaine faisant vivre et vivant autour de la production des vins est attestée.
Ce vignoble n’a pas échappé à la crise du phylloxera mais son histoire, sa notoriété, cette communauté forte ont permis une reconquête rapide et le maintien des usages anciens de plantation en terrasses, avec un mode de conduite et une densité de plantation adaptés, le maintien des cépages usuels avec la dominance du mourvèdre N, secondé notamment par les variétés grenache N et cinsaut N pour l’élaboration des vins rouges et rosés et les cépages clairette B, bourboulenc B et ugni blanc B pour l’élaboration des vins blancs.
Cette communauté a ainsi préservé l’histoire, confirmé ses savoir faire et accentué la notoriété et la qualité des vins de Bandol reconnus en appellation d’origine contrôlée dès le 11 novembre 1941.
Le vignoble de Bandol compte en 2009, 1580 hectares pour une production moyenne annuelle de 50000 hectolitres qui se partage entre 3 caves coopératives et 54 domaines


Informations détaillées sur le produit:
Les vins rouges sont des vins d’élevage, produits à faible rendement (40 hectolitres par hectare maximum) par des vignes âgées de plus de 7 ans, et qui commencent leur développement pendant 18 mois sous bois, le plus souvent en foudre. Le cépage mourvèdre N, qui doit être présent à 50 % minimum dans l’assemblage, leur donne leurs caractéristiques : ce sont des vins puissants, charpentés, tanniques et de longue conservation.
Les vins rosés occupent une place de plus en plus importante. Vinifiés par pressée directe, courte macération ou saignée, ils présentent une robe pâle églantine. Le cépage mourvèdre N obligatoirement présent (minimum 20%, souvent 30% à 40%), confère à ces vins une structure spécifique, plus tannique que les autres vins rosés provençaux, nécessitant un temps d’épanouissement un peu plus long, mais permettant une conservation plus longue.
Les vins blancs, élaborés principalement à partir du cépage clairette B (50% minimum), présentent une robe jaune paille claire avec des arômes floraux.
Production plus confidentielle que les deux précédentes elle contribue néanmoins à l’image et à l’équilibre de l’appellation d’origine contrôlée.
Outre les éléments cités supra, il convient de citer André Julien qui, dans sa « Topographie des Vignobles » de 1866, souligne les qualités des vins de « Bandol » : « Bandol, Le Castellet, Saint Cyr, Le Beausset produisent des vins qui ont une couleur très foncée et beaucoup de spiritueux. Ils sont droits en goût, se conservent longtemps et acquièrent de la qualité en voyageant en mer. Les vins de ces vignobles sont connus sous le nom de Bandol, et considérés comme formant la première qualité de ceux que l’on expédie ».
André Pelicot, en 1866 également, définit la zone de production, dans le « Vigneron Provençal », en ces termes : « Les localités qui produisent les vins dits de Bandol, du nom du port d’embarquement plutôt que des lieux de production, lesquels sont …La Cadière, Le Castellet, Saint-Cyr, Le Beausset, Ollioules,..Ces vins sont excellents pour le transport. Le mourvèdre fait la base de ces vins, qui sont corsés et de la plus belle coloration, mais âpres au début »


Lien causal:
La conjonction d’un climat méditerranéen à influence maritime, de la topographie en forme de cirque ouvert sur la mer et protecteur des influences septentrionales (vent et température) et d’un sol argilo-calcaire à forte pierrosité confère à cette zone géographique un complexe édapho-climatique qui offre à l’ensemble du vignoble de « Bandol » des conditions optimales et au cépage mourvèdre N, cépage noir à maturité tardive, sa niche écologique de prédilection lui permettant d’atteindre une maturité idéale qui garantit l’originalité et l’équilibre des vins.
En 1787, ce lien particulier entre le milieu naturel et les caractéristiques et la qualité des vins produits, était déjà souligné.
« Le climat particulièrement doux et abrité de Bandol et de sa région immédiatement avoisinante, un sous sol argilo calcaire avec dose élevée de carbonate de chaux, la réverbération intense des rayons solaires sur les coteaux que la proximité immédiate de la mer met à l’abri de la rigueur des gelées hivernales, par la dose de sel et d’iode hydrométrique en suspension dans l’air de ce ciel particulièrement privilégié, tendent à faire, des vins issus de ce terroir, les produits fameux que les félibres de la Provence disaient être du soleil en bouteille. » (La Géographie de la Provence et du Comtat Venaissin, ACHARD M., 1787, cité par J.M. Marchandiau dans « Gens et Vins du Bandol » – 1991.)
Traduisant les usages, l’aire parcellaire délimitée classe «les terres pauvres typiques ayant établi de longue date la renommée des vins de Bandol» en excluant «les sols fertiles et alluvionnaires des vallées, les alluvions d’apport trop fertiles de pieds de coteaux, les pinèdes et zones boisées ».
Cette délimitation permet une gestion optimale de la plante, une maîtrise de la vigueur et du potentiel de production traduite par des pratiques de faibles rendements issus de tailles courtes, par une gestion des densités de plantation adaptées aux « restanques ».
En conservant la tradition de récolte manuelle des raisins, les vignerons de « Bandol » contribuent à préserver l’originalité et les caractéristiques de ce vignoble en « restanques ».
Associant la maîtrise de la production, les conditions optimales de maturité et les exigences historiques d’aptitude au transport, les vins rouges de « Bandol » possèdent une structure leur permettant un élevage sous bois long et présentent ainsi une forte aptitude au vieillissement.
Les conditions optimales de ce vaste amphithéâtre viticoles ayant permis le développement de savoir-faire au sein d’une communauté de producteurs et de consommateurs, il était naturel de voir ce savoir-faire appliqué pour la production et l’appréciation des vins rosés et blancs qui, même s’ils ont moins marqué l’histoire que les vins rouges, bénéficient d’une notoriété grandissante.
Les usages de production des vins rouges, à partir du cépage mourvèdre N issu de vignes âgées de 8 ans au moins, permettent en effet un apport de ce cépage dans les vins rosés, apport qui va leur donner une bonne part de leur identité.
Cette rigueur, cet itinéraire technique imposés pour l’obtention des vins rouges, sont bien évidemment appliqués aux cépages blancs ce qui confère aux vins blancs de « Bandol » une structure et un équilibre leur permettant également un vieillissement caractéristique en Provence.
En 2010, la notoriété de Bandol est indéniable sur l’ensemble de la production, les vins rosés et blancs ayant désormais atteint la réputation des vins rouges.
Réalisant une bonne part de son marché hors des frontières nationales et à l’exportation, cette appellation d’origine contrôlée permet une bonne valorisation de sa production.

CONDITIONS SUPPLÉMENTAIRES
L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité géographique plus petite sous réserve qu’il s’agisse d’un lieudit cadastré et que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.
Le nom du lieu-dit cadastré est inscrit immédiatement après le nom de l’exploitation ou de la marque commerciale.

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